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« Un jour, la situation se dégradera, nos sentiments auront tant pourri,
que nous rêverons chaque nuit de balancer notre coeur dans une benne à ordures ... »

-Régis Jauffret -




Régis a raison.



Je devrais jeter mon coeur* dans une benne à ordures ...

C'est vrai quoi ! Il serait plus utile dans une benne à ordures que là où il est ...


Je le jeterais dans une benne à papier comme ça ils pourront le recycler. Ils pourront faire des pulls en laine, des briques de lait ou encore des fauteuils roulants avec.

Je pourais aussi le mettre au fin fond d'un compost avec les vieilles pelures de pomme et des bouts de navet pourris qui joncheront la benne, comme ça il fera de l'engrais et permettra à des pousses de riz de grandir et donc de nourrir des milliers de petits chinois !

Enfin bref, tout ça pour dire qu'il sera beaucoup plus utile recyclé qu'en plein milieu de ma cage thoracique ...


Ben oui, il sert à quoi mon coeur*?


A part prendre beaucoup de place, squatter un petit bout de mon corps à côté de mes poumons, me faire pleurer quand le héros meurt à la fin du film, me faire rougir quand on me complimente, me faire haïr quand on me fait des reproches futiles et désagréables, me faire des boum-boums incessants et réguliers au fond de ma poitrine qui m'empêchent de dormir, ...

Mon coeur* à Moi*, il est trop encombrant. Il est trop grand. Il prend trop de place. Il est trop remplis. Il étouffe. Il me fait trop pleurer. Il me fait souffrir. Il s'attache trop vite. Il aime trop. Il ressent trop de sentiments. S'il continue comme ça, il va exploser.

Tiens en parlant de coeur* qui éclate, en ce moment même j'écoute de la musique, et voilà "Hey there Delilah" qui s'enclenche. Et biensûr mon coeur*s'emballe, il envoit des signaux infernaux vers mes yeux, leur demandant d'ouvrir les vannes, il ordonne à mes mains de tremblotter, à mon souffle de s'accélèrer, à mon cerveau de se rappeller, de ressasser certains souvenirs ...

Et mes yeux pleurent, et mes mains tremblent, et mon souffle se saccade, et doucement la nostalgie m'empare ...


Voilà pourquoi je veux jeter mon coeur*.


Le jeter dans la poubelle de la cuisine, près du pot de compote vide, sans-sucres-ajoutés au cassis et à la pomme, à côté d'une peau de banane ...

Ou dans celle de la salle de bain, entre les vieilles serviettes hygièniques et les cotons imbibés de démaquillant, noircis par le maquillage ...

Ou le balancer par le balcon, qu'il atterisse sur le chemin qui mène à chez *
, qu'il termine bouffé par un pigeon affamé ou écrasé par une grosse limace ...

Ou le jeter dans le lac, depuis le pont des Amours, l'envoyer loin, qu'il fasse des ricochets avant de plonger au fond de l'eau verdâtre remplie de puces de canard et d'algues gluantes ...

Ou même pourquoi pas, l'oublier sur le banc de l'arrêt de bus. Là. Seul. Qu'il comprenne comment ça fait quand on se sent si seul. Qu'il comprenne ce que je ressens quand il me fait subir toutes ses tonnes de sentiments affreux qui me bouffent et m'anéantissent, toutes ses tonnes de sentiments qui me font me sentir si seule ...

Mon coeur* est un bourreau. Il aime me faire souffrir. Il est cynique, méchant, visieux, pervers ... Et pourtant ...

J'en ai tellement besoin. Je pense avec mon coeur*, et laisse ma tête de côté ... J'écoute toujours mon coeur* même si ça me fait pleurer ... Je vis au rythme de ses battements, j'ai le coeur* au bout des lèvres, j'ai besoin de lui, et de tous ses sentiments qu'il m'offre, même si ça me fait mal. Oui, car il ne me fait pas que mal, il me fait aussi du bien.

Quand il me réchauffe parce-qu'il est heureux. Quand il me fait rire pour décompresser. Quand il provoque un doux sourire sur mon visage, qu'il étire mes lèvres d'une oreille à l'autre pour montrer comme je me sens bien. Quand il illumine mon regard, un brin de tendresse au fond des yeux, lorsque je sens Son regard posé sur le mien ...

Il n'est pas discret, c'est tout. A cause de Lui, tout le monde devine comment je suis, ce que je ressens, ce qu'ils me font quand ils me parlent ... Mon coeur* fait que chaque chose qui m'arrive est écrite sur mon visage, c'est tellement évident ...


Mon coeur* ne sait pas mentir ...



« Trop de rouge sur les joues, les yeux qui pétillent, le sourire qui se dessine, le fou rire qui monte, ... Je suis heureuse,et ça se voit. Voilà, mon coeur* m'a encore trahis. »


Je me suis encore contredis, comme d'habitude. Vous n'avez sûrement rien compris à ce que je viens de raconter, c'est normal. Même moi je ne me comprends pas ... =)


R*©

Photo : Moi* par Moi* , un jour où j'allais bien ...

# Posté le mercredi 18 juin 2008 06:16

Modifié le lundi 03 novembre 2008 14:51

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« Entre amis il est si beau que le silence soit d'or mais le rire bon et frais l'est beaucoup plus encore. »

- Friedrich Nietzsche-




26/06/08



Aujourd'hui, avec Vous*, c'étais une journée méga-giga-ultra-génialissimement-merveilleusement-splendide !!!



Non, Mathieu,un portable ça ne va pas dans l'eau. Non, Joris un portable ça ne s'oublie pas dans l'herbe, un sac non plus. Non, Léo vomit pas, s'il te plait, t'es pas obligé d'y aller tu sais. Oui Amandine tu as raison, c'est un vrai problème d'avoir chaud maintenant et d'avoir froid quand tu vas à la piscine. Oui Maud, je te dois toujours 2¤90. Léo, y a qui au bout du fil là ? On dirait une mouche. Maud a dit qu'elle était déjà à la piscine mais j'ai beau la chercher, je la trouve toujours pas. Ah, Mathieu, tu changeais les couches de ton frère ? Non Léo, un gamin de quatre ans ne prend pas le bus tout seul, c'est pas très responsable à cet âge là. Amandine, vas-y ce soir sinon Maud va te démonter. Euh, Joris, tu sens la crème solaire ... Ah ? C'est de la faute d'Amandine, elle t'en trop mis ? Maud tu dors ? Ah tu bronzes, ok. Oui Léo, tu as les cheveux parfaits pour faire une pub L'Oréal. Oh pauvre Joris, Amandine t'as tué le cou, en même temps quelle idée a-t-elle eu de te grimper dessus ? Ben voilà tu t'es vangé sur Maud. Pauvre Maud, t'as mal au cou ? Mais non Amandine je ne te traite pas de salope moi, je te dis que des mots d'amour ! Je te dis "Je t'aime ma chérie, mon amour, ma didine ..." Quoi Joris ? Une fête à Saint-Martin chez sa grand-mère ? Ca veut dire soupe de pâtes et couché à 20 heures après les infos ? Mathieu, essaye le sèche-cheveux, peut-être qu'après ton portable remarchera ...





« Je crois que je me suis apperçue de quelque chose ... Je ne suis plus rien sans Vous* ... »




R* ©



Photo : Quelques photos de Nous ... Didine, Tidou, Billie Joe, Minidou, Muuud et Moi
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# Posté le vendredi 27 juin 2008 07:43

Modifié le lundi 03 novembre 2008 15:15

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Mercredi 2 Juillet 2008

Saint-Martin Bellevue ; Les tracteurs ; Joris et sa peur des chiens ; Uria ; le baptême de Valu ; son match de foot ; les autographes ; Léo qui essaye mais qui n'y arrive pas ; Secret story ; les télés étrangères ; le fusil ; la ballade dans la fôret ; le brassard de capitaine ; les Converses toutes boueuses ; les violeurs de Saint-Martin, année 1929, dont un qui s'est fait ( suivant des rumeurs ) bouffé par l'autre, qui lui s'est fait pendre place de l'Eglise ; les couteaux pour se défendre ; le lance-pierre ; le coeur gravé sur l'arbre ; les scouts ; Alpha, Bêta et Charly ; l'épreuve du grade de capitaine en tongs au Vietnam il y a sept ans ; la marche des guides, jambes tendues ; les ronces ; la boue ; la cabane brûlée ; la deuxième maison de Léo qui est en location ; les bruits bizarres ; la clairière ; les barrières à sautées comme à l'athlé ; Renard du désert, Mousse de chêne, Tête de castor, Tête de rhalouf et Serjent major matricule je-sais-plus-combien ; les spaghetti bolognaises ; Chihuahua ; le cierge et la croix de bois ; Valu et son caleçon rose ; les chansons paillardes ; Léo qui mange avec son arme ; Joris qui a les yeux plus grands que le ventre ; Amandine qui n'aime pas les tomates ; la guitare ; Hallelujah ; Léo et sa belle voix ; le Ricard ; le foot ; les chaussettes sales ; le golf ; La petite maison dans la prairie ; les balles perdues ; les champs ; le coucher de soleil de Saint-Martin ; les étoiles ; les Magnums ; la vaisselle ; les blagues vaseuses ; les photos ; Seven ; Quentin et Wilfried ; les bonbons ; l'anesthesiant ; le super fauteuil qui tourne ; les confidences ; "Qu'est-ce qu'un lépreux dans une piscine ? Un cachet d'aspirine !" ; la mitraillette ; "Qu'est-ce qu'un lépreux qui joue de la guitare ? Une râpe à fromage !" ; la tête dans la boîte ; Brad Pitt le moche ; les pyjamas ; la séance photos ; l'intérieur de la bouche à Léo ; le boxer de Mathilde ; les pieds de Valu ; le string d'Amandine ; les fesses de Joris ; les quatres matelas collés ; la bête sur le mur ; le moustique moche ; le matelas de 58 cm x 150 cm ; les fraises tagada ; le croissant de lune ; les Dieux du stade ; Valu tout nu ; le rideau improvisé ; dodo collé-serré ; le mur contre Amandine, Amandine contre Mathilde, Mathilde contre Léo, Léo contre Valu, Valu contre Joris, Joris contre la poutre ; la pluie durant la nuit ; Amandine qui parle en dormant ; Léo qui bouge tout le temps ; Joris qui se cogne contre la poutre ; Mathilde qui regarde tout le monde dormir ; le téléphone qui sonne ; Valu qui s'excite "putain d'ta race !" ; la mère de Léo qui appelle ; le lever ; les gauffres au Nutella ; Léo qui va voir sa Mamie ; Joris et Valu qui joue aux jeux vidéos ; Amandine qui s'essaye à la guitare ; Valu qui ne sait par faire des pâtes ; Amandine qui arrive à faire le début de Wake me up, à la guitare ; Valu qui coupe les spaghetti trop longs aux ciseaux ; Léo qui revient ; le déjeuner et les restes de la veille ; les pâtes qui collent ; nos ventres qui manquent d'éclater ; le père de Valu qui rentre ; Léo qui laisse la corvée d'éponge à Valu ; le retour chez nous... Ooooh chihuahua ...



Putain de camping de la balle de la mort qui tue ! XD ! Trop bonne soirée avec vous ! =')




Seulement 9 mois qu'on se connait et pourtant, si vous saviez comme je vous aime ... Vous êtes tellement pour Moi, ... MERCI pour tout ...

R* ©


Photo : Moi* par Moi* en attendant d'en avoir d'autres d'Eux* ...
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# Posté le dimanche 06 juillet 2008 16:02

Modifié le lundi 03 novembre 2008 14:56

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« Un baiser, mais à tout prendre, qu'est-ce ?
Un serment fait d'un peu plus près, une promesse
Plus précise, un aveu qui veut se confirmer,
Un point rose qu'on met sur l'i du verbe aimer;
C'est un secret qui prend la bouche pour oreille. »

- Edmond Rostand -



Oh my little sugar ...

Et Elle le regarde sourire, et le temps s'arrête, et le vent lui fait des frissons dans le dos, et Elle pourrait mourir comme ça, perdue dans ses yeux, et Elle rêve qu'il la prenne dans ses bras, et Elle sourit bêtement, et Elle se rappellera toujours de ce moment, de son visage illuminé, de ses traits si fins, de ses mains si douces, de ses mots maladroits, et Elle pleurera en y repensant, et des frissons parcourent son corps quand Il la frôle, et Elle sent son coeur battre à tout rompre, et Elle sent des ailes lui poussées dans le dos, Il rit et Elle est bien, Elle voit la joie se dessiner sur son visage, Elle est heureuse de le savoir joyeux, son rire la berce, le temps est toujours arrêté, Elle a toujours les yeux rivés sur Lui, Elle aimerait que ce moment dûr encore et encore, Elle mémorise chaque geste, chaque mot de sa part, comme pour ne jamais oublier ce moment. Leurs regards se croisent, Il la protège, Il en a tellement fait pour Elle, Elle se perd dans son regard et Elle repense à tous les moments passés ensemble, à tout ce qu'Il lui a apporté, à tout ce qu'Il a fait pour Elle. Elle ne s'en serait jamais remise sans Lui. Elle a envie de pleurer, cette phrases la touche : Sans Lui, Elle ne s'en serait jamais remise, Elle lui doit tout. Et une larme glisse sur sa joue, et doucement Elle se dévoile ... Cette larme parle pour Elle. Il la regarde, à travers ses yeux Il peut tout voir, Il lit en Elle. Alors Il attrape sa main pour Lui montré qu'il est là. Il ne parle pas car il n'y a pas besoin, tous les deux se comprennent. Elle sent sa main sur la sienne, son coeur se fait léger, des papillons s'agitent au fond de son ventre et Elle pleure encore plus, Elle n'arrive pas à s'arrêter, Elle pleure, Elle le regarde, Elle sert sa main comme pour ne pas risquer de tomber, Elle s'accroche à Lui comme Elle s'est déjà accroché il y a quelques mois. Il sent qu'Elle lui sert la main fort, très fort, Il comprend qu'Elle a besoin de plus, sa main ne lui suffit plus alors Il lui tend ses bras, Elle se refuge entre. Et Elle se love entre ses bras, Elle se sert contre son torse, Elle écoute son coeur, tout ça la rassure. Et Il la sert contre Lui, Il l'entoure d'amour, Il caresse ses cheveux, et Il ressert l'étreinte, Il veut lui montrer qu'Il est là, qu'Il l'a toujours été, même quand Elle ne le voyait pas. Elle est bien, elle ferme ses yeux et se pose contre son coeur, cette mélodie la rassure, son eye liner coule sur ses joues ... Il la regarde posé là, son maquillage est en train de s'étaler sur son T-shirt, mais qu'importe, Elle est si belle, Elle est comme un oiseau qu'on recueillerait ... Alors Il s'approche d'Elle, Il va cueillir ses lèvres, Il goûte à sa bouche, Elle a un goût sucré, cette jeune fille qu'Il couve entre ses bras est un petit morceau de sucre, Elle disparait entre ses larmes comme un sucre dans une tasse de café, ses problèmes qui l'a poursuivent la brisent, la cassent en mille morceaux comme un paquet de sucre qui serait tombé, ... Mais maintenant c'est fini, c'est terminé. Il est là, Il la protège. Plus jamais Elle ne se consumera, plus jamais Elle ne se brisera, ... Il la sert encore plus entre ses bras, en faisant bien attention de ne pas trop l'écraser, histoire qu'Elle ne s'effrite pas, c'est un petit morceau de sucre, elle est fragile ... Il va prendre soin d'Elle, Il va lui apporter de l'amour, Il va la protèger, Il va transformer ce petit morceau de sucre en belle pomme d'Amour ... Il essuie ses larmes d'un revers de pouce, Il caresse ses cheveux, Il attrappe ses pomettes, et Il l'embrasse de nouveau, comme pour lui promettre qu'Il va l'aimer, qu'Il va l'aider, qu'Il sera là, Il lui fait le serment, ce baiser scèle des mois et des mois de doute, l'aveu qu'Il avait crû voir dans ses yeux se rélève être vrai : Elle l'aime, Il l'aime, Ils s'aiment. Il glisse alors son nez dans ses cheveux et lui murmure à l'oreille : I'm here my little sugar ... I love you ...

Mathilde




« Parce-que c'est parfois dans le silence
qu'on trouve les plus belles déclarations ...
»


R* ©

Photo : Moi* par Moi*, un jour où je voulais m'envoler ...


# Posté le jeudi 10 juillet 2008 11:22

Modifié le lundi 03 novembre 2008 14:59

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« Il est très difficile de parler de ce qu'on écrit, parce qu'on écrit d'abord pour une raison qu'on ne comprend pas. Si on la comprenait, peut-être arrêterait-on d'écrire... Ecrire est un besoin... C'est à l'intérieur de vous-même, ça a besoin de sortir, et de sortir sous cette forme. Si vous modifiez la structure de ce que vous faites, il me semble qu'alors vous n'aurez plus envie de continuer. Ecrire n'est pas facile. Ecrire est un art, qui demande beaucoup d'entraînement ; je veux dire, qui exige davantage que de connaître le dictionnaire de la langue française et la syntaxe de cette langue. Il faut avoir lu des auteurs, les avoir digérés, avoir éprouvé le besoin de faire mieux qu'eux. »

- Jean Marie Le Clézio -




J'aime écrire. J'ai besoin d'écrire. Ecrire pour évacuer, écrire pour oublier, écrire pour pardonner, écrire pour aller mieux ... Aimer écrire ne veut pas dire exceller dans ce domaine, aimer écrire veut dire prendre du plaisir à le faire, se sentir légère quand le stylo glisse sous nos doigts, quand les mots se bousculent dans nos têtes, quand l'encre se diffuse sur le papier, quand on crache notre haine à travers des mots, quand les verbes nous vengent, quand les phrases attaquent, qu'elles sont aussi éguissées qu'une lame de couteau ... Ma main pleure, les mots se font larmes, les phrases roulent, ma feuille devient mouchoir, mes plaintes deviennent averse ... Je ne peux parler, les mots sont trop dûrs : ils attaquent la langue comme de l'acide, ils restent coincés entre deux dents comme un morceau de salade, ils se taisent, ils se planquent ... Mes mots jouent à cache-cache entre ma langue et mon palais, l'un derrière une molaire, l'autre derrière une canine ; aucun mot ne sortira, ils resteront là, tapis derrière mes lèvres, la lumière de l'extèrieur leur faisant peur. Mais derrière un stylo ils ne sont plus pareils. Ils se déguisent, ils enfilent leur costume et parlent, avouent, plaident, militent, crient, proclament, hurlent, gémissent. Ils n'ont plus peur : Ils sont acteurs.
Derrière ce crayon je me cache comme les mots dans ma bouche. Cette encre qui se déverse sur cette feuille ne fait qu'avouer ce que je voudrais dire mais qui n'arrive pas à sortir. Ecrire est une thérapie, ma feuille est mon psy, mon stylo est ma bouche.
Il m'arrive qu'à deux heures du matin j'ai besoin d'écrire, alors j'attrape une feuille et un crayon et je me défoule. Je crache des mots, je jette des paroles, je pleure des peines, je fais fuir mon désespoir. Juste écrire ce qui me tue, ce qui me torture ... L'écrire puis tout effacer : froisser la feuille, la déchirer, la brûler, la jeter en mille morceaux dans la poubelle, et qu'elle emporte avec elle mes problèmes. Juste transvaser mes soucis de ma tête à une feuille, de la feuille à la poubelle.
En racontant ça je n'ai pas la prétention de bien écrire, d'être la future Anna Gavalda ou le Guy de Maupassant des temps modernes, non je veux juste vous dire que chaque mot écrit là, sur cette page Internet, n'est qu'un peu de Moi, une confidence, une révélation ... Derrière chaque mot je me dévoile ... J'avais besoin de le dire, ça ne s'explique pas, ça devait sortir, c'est tout. Et si je comprenais pourquoi j'ai besoin de le dire, alors je ne l'écrirais plus.


« Ecrire est un art, certes, mais un art exigeant. »


R* ©

Photo : Moi* et Ju* par Na*, fin Juin 2008, parce-que cette photo je l'a trouve ... Magique* ... =)
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# Posté le jeudi 24 juillet 2008 10:09

Modifié le lundi 03 novembre 2008 15:02